Juin 08 à Juillet 09 me manque réellement.
Il y a cet événement qui sort tout le reste de mes pensées et toutes ces circonstances qui m'ont stoppé dans ma lancée. Parce que j'ai souhaité tellement longtemps que tu reviennes. J'ai prié tellement souvent, des nuits entières, des journées complètes. Je t'ai regardé laimer elle en me disant que mon tour reviendrait. Que tu allais bien prendre conscience un jour que je suis celle. Mais il y a cette réalité que je n'étais pas nécessairement prête à recevoir et qui a rendu toutes mes tentatives et toutes ses années illusoires. Je n'ai pas de mots pour exprimer la douleur parce qu'au fond de mes yeux on peut lire le malheur d'avoir laissé entre tes draps mon bonheur. C'est un souvenir glacial où mes espoirs brûlants se sont agrippés à ta peau. Je ne trouve pas de mots pour expliquer l'inexplicable. Tant que tu ne reviendras pas, j'ai l'impression que je serai toujours inconsolable. J'attends que les lendemains jouent leur rôle. Qu'ils me fassent oublier ce qui m'a pris des années à mettre de côté. Je n'ai pas les phrases féeriques pour soulager ma peine. Aucunes formules magiques. Je n'ai que mon souvenir et le fourvoiement de ta présence pour me dire que je n'ai rien inventé et que ce bref instant a vraiment existé. Pour ainsi constater que ton silence élancé à ma tristesse me fera grandir. Je n'ai pas le remède pour mon c½ur brisé parce que je crois plus pouvoir cicatriser. Il est trop tard. Je t'ai tout donné. J'ai plus le courage de me battre. J'abandonne, je suis fatiguée. J'ai vécu avec toi, j'ai vécu sans toi. J'ai tout fait pour oublier pour te regarder revenir détruire ce que j'avais réussis à accomplir et maintenant, je ne peux plus le ravir. Mais c'est si facile de dire que c'est toi, toi et toi seul. Ta faute. Alors qu'au fond, c'est ma faiblesse, mon asthénie et surtout mon désir de t'atteindre enfin. Parce que j'ai senti ton souffle à travers ma peau, comme la délivrance à la plainte d'un écho. Je t'ai laissé effleurer mes veines, je me suis accroché à tes yeux. J'ai vu nos vêtements tomber comme si pour la première fois on déposait les armes. Comme si pour la première fois j'étais moi et personne d'autre. Et maintenant. Plus rien. On est redevenu les malentendus qu'on était. On se blesse à coup de mots. On ne s'épargne plus, on a plus rien à perdre, faute d'avoir tout perdu. Je n'ai pas les mots pour tout extirper. Pour me purifier au complet. Mais j'ai beau lutter pour ne pas penser à toi, à nos rires, nos nuits folles, nos soupires, je ne tiens pas pour autant à tout oublier. Je ne veux pas t'oublier. Je veux te vivre. Je te veux encore et encore. Je veux me perdre en toi, te sentir en moi, t'aimer à m'en rendre folle. Mais à chaque nuit c'est la même chose. Il fait froid dans mes draps. Je me retourne et tu n'es pas là. J'ai alors peur. Une peur si grande. Car je sais que plus tard dans la nuit, quand l'épuisement brisera les murs de mes défenses, mon insomnie, tu reviendras. M'échappera alors mon souvenir de toi. Et au fond de moi, je crains que mon inconscient effectue un tri et qu'un jour, je ne sois plus capable de me rappeler précisément la couleur de tes yeux, la sensation de ta peau contre la mienne, le frôlement de tes mains qui emprisonnent les miennes, tes lèvres qui mordillent les miennes, l'éclat de ton rire et la tessiture de ta voix. Si je ne me permets pas d'y penser, j'exige de m'en souvenir ! Parce qu'une seule chose m'est nécessaire pour continuer à vivre. Savoir que tu es ! C'est tout. Le reste, je suis à même de l'endurer tant et aussi longtemps que tu ne raviveras pas le souvenir. Interdite de remémoration, terrifiée par l'oubli, j'apprends à conjuguer mes verbes à l'imparfait. C'était trop beau pour être vrai.Est-ce que je suis vraiment mieux sans toi ? Après m'avoir promis qu'il ne partirais jamais, il est partit, il m'a fait mal...J'voudrais encore y croire. (U)